Vous êtes ici : » Evolution en Chine » Analyses & Commentaires

Chine-Afrique: une nouvelle donne et un défi

Chine-Afrique: une nouvelle donne et un défi

Retour | Imprimer

Tandis que les occidentaux ont les yeux fixés sur la situation au Proche orient et que l’Amérique s’inquiète des développements du nucléaire en Corée et en Iran, la Chine fait des progrès diplomatiques et commerciaux considérables en Afrique et en Inde. Le sommet sino-africain qui s’est tenu à Pékin début novembre était une véritable rencontre intercontinentale. 48 dirigeants africains ont été accueillis le 4 novembre dans le Grand Hall du Peuple : sur les 53 nations africaines, 35 étaient représentées par leur chef d’Etat et les 13 autres par des officiels de haut rang. Face à ce parterre africain, le président Hu Jintao a déclaré :

« Chers amis, tenons-nous les mains et efforçons-nous de promouvoir le développement à la fois en Chine et en Afrique, d’améliorer le bien-être de nos peuples et de construire un monde harmonieux. »

Nos divers journaux ont fait valoir que cette relation sino-africaine est d’abord d’intérêt commercial. La Chine tire d’Afrique 31% de son approvisionnement en pétrole. Elle exporte en Afrique de plus en plus de ses produits fabriqués et risque ainsi de mettre en péril les entreprises textiles africaines. On reproche aussi à la Chine de ne pas se préoccuper des atteintes aux droits de l’homme et de soutenir l’économie de pays comme le Soudan.

La Chine n’ignore pourtant pas les aspects humains du développement, mais elle s’abstient d’intervenir dans les affaires intérieures des pays africains comme le font les exploiteurs traditionnels de ce continent.

Les promesses faites à Pékin incluent un transfert de ressources humaines et d’expertise technologique en agriculture ainsi qu’une aide dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Les bourses d’étude du gouvernement chinois pour les étudiants africains passeront de 2000 actuellement à 4000 en 2009.